Interview exclusive de :

Monsieur Jean LEONETTI

Député-Maire d'Antibes
Ministre des affaires européennes (2011 - 2012)
Auteur de la loi sur la fin de vie

1. Pourquoi est-il important pour vous d’intervenir lors du Colloque Aquitain de Soins Palliatifs et d’Accompagnement ?

Depuis près de 2 ans et demi, j’ai engagé un Tour de la France de la fin de vie afin de faire de la pédagogie autour de la législation actuelle. Dans la plupart des cas, je décompose mon déplacement en 2 temps : tout d’abord une visite dans une unité de soins palliatifs pour discuter avec le personnel soignant puis ensuite une conférence citoyenne afin de débattre librement. Ce colloque aquitain sera une nouvelle occasion pour moi d’expliquer l’importance de la bonne application de la loi mais aussi d’exposer les nouvelles modifications que j’apporte dans la nouvelle loi qui est en discussion actuellement au parlement.

2. Quel bilan faites-vous de cette loi à l’occasion de ce 10e anniversaire ?

Même si tout le monde s’accorde pour reconnaître l’évolution considérable qu’a apportée cette loi, il est évident qu’elle est encore peu connue. C’est pour cela que j’ai voulu me lancer dans ce Tour de France pour expliquer chaque point de la législation et répondre au questionnement de la population. Et j’insiste sur l’importance de la formation car les lois ne peuvent pas tout régler. La loi est avant tout normative et elle pose un cadre général. Si l’on souhaite faire intégrer les bonnes pratiques des soins palliatifs dans tous les échelons médicaux, il faut vraiment développer la communication autour des textes de 1999, 2002, 2005 et bientôt 2015.

3. Quelles pistes pour mieux informer et sensibiliser les professionnels de santé ?
Qui doit s’en charger ?

Comme je le dis souvent après la publication des décrets d’application d’une loi, il faut engager un « service après-vote » avec une grande campagne de communication. Dans le cas de la loi de 2005 qui est une loi de parlementaires et non du gouvernement, comme elle avait été votée à l’unanimité, tout le monde s’est dit que cela allait rentrer dans les mœurs. Et bien non, le travail de pédagogie n’a pas été fait et aujourd’hui nous avons encore 20 à 30% de patients qui souffrent en fin de vie alors que la législation actuelle permet d’éviter ces situations. Je pense donc que le gouvernement devra engager des moyens pour intensifier la communication de la nouvelle loi via des campagnes publicitaires notamment sur les directives anticipées.

Pour découvrir la suite de l'interview rendez-vous sur le site de PalliAquitaine

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